la peauésie

 

ce pourrait être une échappée vitale
à l’arrogance du non sens existentiel …
une percée dans le crâne devenu chauve
de la roche montagneuse …
un reste d’étoile givrée
avant liquidation des grands blancs …

ce pourrait être
une coupure fine au bout de l’index
en inscription du plaisir
la douleur écoulée
au mémo sanglant de la vie
juste là …

c’est une accroche ultime … aussi
aux terrasses du vertige
suspendues entre les parois du doute
et l’horizon de l’espoir …

ce pourrait être
un amas de gribouillis
pointillant les arts de la beauté parfaite
sur la quête des failles
et la profondeur gagnée
à la sinuosité du sentier …

et la caresse hypnotique
aux yeux de chat vacille
surplombant les crêtes aigües
sur le fil des arêtes …

ce pourrait être …

 

4 février 2014, torze

la peauésie (II)

 

lorsque ta peau trop perméable est devenue la devanture de ta nudité vierge

les rePères égarés dans les recoins labyrinthiques de l’amitié et de l’amour

les images dépeuplées de vérité ayant franchi les frontières poreuses de l’intimité

dans les plis des pages suppliantes où le silence solitaire déplie les niches du soin de soi

la poésie faufile une contrée discrète à l’existence

- survivance des corps

que la plume secrète…

 

5 décembre 2014, torze

 

la peauésie (III)

 

la peauésie
elle fond les fibres des mots
à la peau de soi…

elle pique au canevas de la vie
les instants saisis de peur
ou de bonheur en bulles…

elle oppose à la gravité
que les corps retiennent à l’existence
une échappée vitale
un air de l’absolu
qui t’a redessiné les veines…

dans sa couche de paille
où les amours se nichent parfois
elle accueille aussi les vrombissements de la violence
exténuée de l’intérieur
- une sublimation du fléau
qui se tisse à la survie nécessaire
au champ des responsabilités…

elle ouvre à l’onde douce
amortissant le choc…
au flou du quotidien
dans la géométrie de l’abrupt…
à l’ivresse intime
dans un monde au nombre anonyme…

la peauésie
elle sue ta nuit
grille tes dernières cartouches d’encre
à calfeutrer les éblouissements du matin…

elle est parfois le dernier fil
sur lequel tu peux funambuller
pour atteindre ton île…

elle est un choix
qui s’impose à soi


5/6 avril 2015, zinze

la peauésie parfois se meurt

la peauésie parfois se meurt
entre les rangées d’horreurs
clairsemées régulierre-ment
parmi les orangers des amants
sanguins encorps

elle y perd le sens de l’existence m’aime
elle y gagne au sans-rien démesuré dans un
monde serti d’incertitudes
par fatigue inconscience ou l’habitude
d’aimer pour rien…

la peauésie dénichée des terriers de lapins sauvages
s’égare quelquefois au gré des guerriers insouciants
parcourant les sens-interdits
nichés dans les oreillers de fourrure
- labyrinthes extra-sensoriels
volés aux regards des oiseaux de proie
les forêts tordues d’angoisse
et le renversement des choses
s’écoulant goutte à goutte
en filets de mots inaccessibles


8/9 mai 2015, zinze

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

...
09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

...
05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

...
05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

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