mots et lumières

photo by Mon Ex Anonyme (MEA)

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sur cette phère on peut lire ce texte... A prendre en corps Il me prend toute. A l'endroit, à l'envers, du dedans, du dehors... Rien de mon corps n'échappe à la bouche de son désir à peine entravée par les soupçons poétiques d'un nous pudique... Il me prend toute... par-dessus, par dessous entre les cheveux libres fouettant son ventre avide d'amimâle sauvage à peine apprivoisé par les mirages nus de la tendresse... Il me prend tout... jusqu'aux espaces clos où le coeur bouleversé n'a plus de mots... Il me prend en corps au petit jour dans les restes d'amour étendus encore sur les traces de nuit dans la peau attendrie... Il me prend sans demain, sans hier, avec le monde offert dans l'offrande éphémère de son regard pendu à notre éternité... Il prend sans dire sans demander tous mes soupirs ma volupté son exigence en évidence... Il prend moi peau à soi mes larmes, il prend salaud mon temps, mon âme... Il me veut toute, il me prend toute et je me donne à sa caresse entre les doutes je m'abandonne à sa rudesse toute. 3 octobre 2010, baise ©bettyginipeauésie

sur ce globe ce texte... " encore un peu d’audace pour dévêtir la grâce de ses difformités et flamber l’insalubrité du cœur à la feuille de fougère encore une lande abandonnée à l’oubli de la souffrance encore un peuple d’herbe à nourrir l’assiette des jours ensoleillés encore un peu d’amour trainant dans les recoins entretenus de la poussière encore un regard fier encore un bout d’abime déposé au chant des armes en ruines encore un rond de chat qui vibre sur la table en bois et m’aime… encore un peu d’ancre pour finir " 9/10 février 2016, baise ©bettyginipeauésie

au détour des rues étroites... au détour des rues étroites les mots débusquent parfois des morceaux francs de soleil dans les flacons débouchés de verdures en chantier… ils se font surprendre en quelques alignements de plus par la chaleur et ne résistent pas à l’alanguissement d’une heure sur le bois de gradins patients devant une scène vide… ils se peuplent eux-mêmes au gré des yeux de passage des voix en circulation des sirènes languissantes parvenus dans la confusion lointaine de l’absence en présence… ils voudraient bien stopper le temps revenir en arrière bondir en avant s’étourdir encorps dans les spirales du feu… ils prennent le risque de s’étendre sur la couche du désir étonnés d’eux-mêmes presque timides… on ne les entend plus… c’est à peine s’ils se devinent dans le brouillard de l’hiver blanc… ils absorbent sans bruit quelques grains de pépins et disparaissent . enbarcelona, 7 janvier2015, zinze

an other life je regarde pousser mes fleurs jaune soleil des fins d'après-midi d'été cela ne sert à rien du temps perdu tout inutile non productif tout juste créatif à peine quelques graines enfoncées dans la terre un jour de pluie les yeux ouverts ou gris je m'émeus d'un brin de chlorophylle qui perce un matin de doute quelques millimètres à peine pour capter mes errances en quête de sens je ne veux plus de cette vie là où la maltraitance de l'Homme fait les grands écarts de sa condition ils m'abiment l'âme et le cœur je ne veux plus de ces amis électroniques dans ma solitude en détresse à la nuit désertique e veux des corps et des regards des mains qui se pressent des peaux animales qui exhalent leur humanité je veux de la fêlure au bout des doigts de feu de mon homme écorché au cœur avec ses yeux miroirs dans mes matins tout bleus je veux mon elfe libre de chevaucher à cru la crinière en flammes au-dessus des rivières voluptueuses de la prose et des vers je veux la morsure sanguine entre les orangers d'Italie je veux des vagues en fond sonore la caresse des sables les ombres sous la lune les dunes sombres et or où cueillir les voiquillages de mes en corps à l'essentiel je ne veux plus des abondances aqueuses entre mes draps de rêves pour expier les jours sans fin du labeur qui sert à quoi ? je ne veux plus des kilomètres motorisés à poétiser chaque seconde au risque de la mort contre mes arbramis que serai-je demain pour mes apprentis lutins bien moins petits que moi ? une ombre fugace ? une trace volubile ? une sorcière débile ? je veux les rires éclatants de mes enfants grandis dans l'amour de l'absence en présence puissante je ne veux plus de l'oppression des jours de l'argent roi toujours des grands n'importe quoi sur les bourgeons de vie je ne veux plus d'un monde armé entre les mains d'enfants des hommes tout puissants et des femmes violées je ne veux plus d'océans laminés de nos mers décimées de la vie ravagée de l'insulte au ça crée mais du sacré sans roi ni dieu sans religieux sans peur le sacré-incarné dans mes trois brins de fleurs que je veux regarder - poussez avril 2011 modifié le 4 mars 2012

sur cette sphère... " il s’agirait de dire l’indicible du petit jour les sonorités suspendues aux chants des oiseaux de nuit les roues plus libres circulant dans les eaux en flaques brunes étendues aux pas sans presser des êtres titubant de n’avoir pas assez dansé d’avoir trop bu trop peu parlé vraiment mal écouté … il s’agirait peut-être de ramasser tous ces restes d’en trier les ossements recyclables pour l’alchimiste en son grenier et de soutirer l’or à la peau en un seul geste sûr et assuré … il s’agirait sans doute de rester à l’écoute des parcelles d’humanité éparpillées hors des routes organisées de percer les abcès sous la croûte du fleuve de la déroute … - une épreuve de purification violente pour l’accouchement du poète il s’agirait peut-être de cueillir tous ces restes entre les pics rocailleux des jours et d’en abreuver les mots pour l’être … 12/13 novembre 2013, braise revu en avril 2016, baise ©bettyginipeauésie

sur le globe argent c'est le texte suivant " il arrive chez Amély que l’on soit pris de vertige… celui de la danse du feu déchaîné sur le carrelage échauffé celui de la page du cahier que l’on commence celui des angoisses en infusion lente ou du tronc massif du cyprès grimpé branche après branche celui de la solitude épaisse et dense à pétrir à pleines mains ou de la pointe de la plume il y a aussi le vertige de la parole qui saoule de celui qui a trop bu celui de l’eau qui éclate entre ses papilles desséchées abreuvées libérées et qui nous exalte celui des respirations endormies dans les lies de la maison quand la sienne siffle encorps à talons perchés sur la tranche des verres celui du verre qui trinque en silence devant les regards désapprobateurs d’Amély il y a quelquefois encore le vertige de ses dreads qui tombent au fil des nuits et celui d’un sourire éclairant les yeux pris par surprise celui de la table en bois chaud étendue sous ses doigts et de sa chatte qui mouille sans culotte sur la chaise il y a le vertige cru des choses simples énoncées au-devant de soi-m’aime le vertige de l’impudeur inversée du tonnerre à venir des crispations défaites de la fête quelquefois chez Amély… " . 1er/2 janvier 2016, baise ©bettyginipeauésie

la peauésie (III) la peauésie elle fond les fibres des mots à la peau de soi… elle pique au canevas de la vie les instants saisis de peur ou de bonheur en bulles… elle oppose à la gravité que les corps retiennent à l’existence une échappée vitale un air de l’absolu qui t’a redessiné les veines… dans sa couche de paille où les amours se nichent parfois elle accueille aussi les vrombissements de la violence exténuée de l’intérieur - une sublimation du fléau qui se tisse à la survie nécessaire au champ des responsabilités… elle ouvre à l’onde douce amortissant le choc… au flou du quotidien dans la géométrie de l’abrupt… à l’ivresse intime dans un monde au nombre anonyme… la peauésie elle sue ta nuit grille tes dernières cartouches d’encre à calfeutrer les éblouissements du matin… elle est parfois le dernier fil sur lequel tu peux funambuller pour atteindre ton île… elle est un choix qui s’impose à soi . .. ... 5/6 avril 2015, zinze © betty gini peauésie

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

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09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

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05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

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05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

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