L'amour la mort

Echo tango  



Voilà c'est ça...

A bout de bras,
au bout de soi,
du bout des doigts,
ici ou là,
là lala,
la danse de l'amour...

en tango rythme saoul
sur la jetée
des mots

sans rien autour
rien en retour
que le tout amimâle
contre soi,
au-dedans,

si plus rien
que la danse poétique
en extase innocente...

Et tangue encore
sur les caresses
des aiguilles...

Et navigue au sillage
des rêves vagabonds...

Voilà c'est ça...



4 décembre 2010
Photo by Mon fanthomme arrogant

Après l'Approche

 

Je vous remercie madame

vous êtes très gentille

avec des yeux comme ça

on ne refuserait pas

ouh là la bouche !

 

moi je t'enrem

espèce de narconaze

à les balles pourries 

de toi

 

Epargne-moi ta vue

à vomir les puanteurs

des prunes

 

Ne m'approche pas

plus que ça

 

Tu peux rêver la lune

qui s'éloigne 

en dansant

 

Tu vois ?...

   

10 juillet 2011  

 

Photo : Bg

J'irai peut-être...




J'irai bleue
à la peau
inscrite
en marge des ténèbres
sous le sein
des jardins violacés
masquée peut-être,
la brûlure acide
aux yeux des papillons...

J'irai brune
à la morsure
des vagues de perles
en vol
entre les sarcophages
des libellules
écartelées
au fer rouge,
démasquée sans doute
dans les jeux d'étoiles
en poussière...

J'irai d'or
à la tournure
des entrelacs 
existentiels
en chemin de soi
dans les marais salants
sans masque enfin
au frôlement
des abeilles.
Photo : Mon fanthomme arrogant

Pars !


Pars.
Prends ta marmaille
de citrondelle enchanteresse
ta mitraille de diablesse
tes faux cils de faux cul
ratée

et pars
into the white snow car
moustiquée à la franglaise
parfumée à la fraise
des fois
queue les mamouths
broutent le siège
d'émois.

Allez ! pars. N'attends pas
plus le temps
des doutes en fin.
Sillonne les kilomètres
mouchetés
des compagnes flambloyantes
au rougiement des soleils
quand elles sont labourées
à l'arme d'abandons
virils
croient-ils.

Va sur les routes
et sous les ponts
aussi longtemps que saoule
le temps nécessaire
au pourvoiment
des hoquets
de ta mémoire.

Ne t'arrête
comme dans les livres
qu'à l'ivrété
de l'hiverté
libre à l'entête
du too much drive.

Prends la poudre d'escampette
plein les mirettes
à carreaux sans grillage
sur l'écoutoir
de toi.
Seul
voyage.


Photo : Bg

Le château de sable


Je finirai seule
de bâtir notre château
de sable d'or

la niche aux trésors
insensés
de nous

les pièges à secrets
de nos tabous

les boutures
de nos rendez-vous
futurs...

Je lèverai pour ça
une armée de clochards
cueillis dans l'ombre
des portes cochères.

Ils seront fiers
en bâtisseurs
de lendemains chanteurs
sur les vagues de rêves
libérés.

Nous franchirons les dunes
de ronces épineuses
pour déplacer la lune
au ciel de la terrasse.

Tes siestes fugaces
pourront s'y blottir
en attendant que passe
la caravane
des peines de l'âme.

Je soignerai
tes maux d'amour
enracinés 
à la folie
de ton coeur endolori

par les champs coupés
de la mémoire
lessivée...



Photo : Bg

Spirale



Spirale en tête

à l'obsession des questions

toujours vierges...

 

Où suis-je devenue ?

 

Ce café dans le cendrier...

Ces pelures dans l'évier...

Ce bol au vide-ordures...

 

Je suis mon à l'envers

impénitent

dans le dernier printemps.

 

 

 

22 juin 2011

Voillage...


Me voilà propre

J'ai traîné mes peines
jusqu'au chant des anges
me baisant d'un souffle

Dégrisée
dégrafée
déglacée

j'ai déposé mes larmes
au tonneau des Danaïdes
où ma quête d'amour
a égaré ses vivres

J'arpente
les sphères inexplorées
les réserves de vie

les tréfonds préservés
de ma peauésie

Ma plume appelle en corps
l'encre de la fièvre

Et puis je fume encore
mes rêves...


Photo : Bg

La ravine



Je navigue à ta source.
Tu foisonnes à la mienne
sur les balançoires du temps
arrêtées ce soir.

Mais tu en appelles encore
au gardien de la paix
pour lapper le toboggan des étoiles
enduit de savon noir.

Tu veux savoir. C'est si rare
que les tempêtes de verre brisé
atteignent tes voilures
de marbre friable.

Mieux vaut encore que je me taise
dans la fournaise intempestive
de nos désirs.

Je t'attendrai au risque
de la ravine à requins
statufiée à la surface
où l'on se brûle si l'on touche...
Photo by jmBg system

Recette pour extraire de ses pensées et de ses rêves

l' objet de son désir de son tourment , de sa passion .


S'entourer d'hommes au fil du temps. Les laisser tournoyer autour de soi et les ignorer savamment, en ne leur accordant qu'une faible attention ponctuelle pour entretenir leur convoitise.

Pendant ce temps, repérer discrètement leurs caractéristiques essentielles afin de les classer en quelques catégories dans lesquelles, ultérieurement, vous pourrez aller piocher directement celui qui pourra répondre à votre besoin du moment.

 

Au soir où avez décidé d'extraire de vos pensées et de vos rêves l'objet de votre désir, de vos tourments, de votre passion, entourez-vous d'un échantillon de chaque catégorie : un soupirant galant pour l'élégance de sa cour ; un transi de désir d'amour pour la sensibilité sentimentale de sa poésie ; un spécimen de virilité sexy pour une partie de sexe torride et indécente ; un orateur avisé pour le plaisir de l'intelligence cultivée ; etc...

 

Les observer se battre comme des chiens affamés autour d'un morceau de chair sanglante. Afin de n'être pas dupe, bien déceler, en chacun des spécimens, quelles que soient ses caractéristiques, la bite tendue au fond de leurs yeux à chaque fois qu'ils posent un regard sur vous et les crocs qui leur poussent dès que vous vous trouvez à portée de leurs mains. Ne pas ignorer les mains baladeuses et autres obscénités camouflées maladroitement derrière les tentatives d'approches de plus en plus directes.

En laisser gagner un ou provoquer franchement une situation sans quiproquo qui le conduira à vous écarter de la meute afin de conclure en pratique son numéro de charme poisseux.

Ecouter ses litanies caricaturales sur l'amour et le désir qu'il vous porte, sur la merveille mystérieuse qu'il a découverte en vous ; acquiescer sans mot dire et le maudire sans qu'il le devine.

Le regarder s'exciter contre votre cuisse, autour de vos seins, sur vos fesses... Observer ses yeux brillants de fierté s'extasier devant son membre à l'horizontal, son arme absolue de pouvoir et de puissance, portée pour vous  en offrande...

 

Repérer au plus tôt les défauts grotesques de son corps disgracieux ; bien observer le ridicule de ses gloussements quand vous le rendez fou ; écouter la bêtise de ses mots perdus dans un désir dont il ignore égoïstement le sens unique ; être attentive à son désir de domination derrière l'emprisonnement de ses bras, favorisé par la force physique supérieure à la vôtre et censé vous faire miroiter l'enveloppement amoureux ;  bien déceler la laideur de son âme dévoreuse de jeunesse et de beauté sensuelle pour tenter d'échapper aux vilénies du temps.

Le laisser frôler l'apoplexie en découvrant votre peau avec sa langue râpeuse, en cherchant à fourrer sa langue dans votre bouche et à fouiner votre sexe avec ses doigts grossiers, tout prêt à y engloutir sa bite frôlant déjà l'irruption glaireuse de ses entrailles.

 

Serrer les dents, serrer les fesses, serrer les cuisses et s'écarter brusquement en le regardant droit dans les yeux en silence. Réajuster ses vêtements et ses cheveux, attendre que vienne sa question, répondre simplement : "Je m'en vais" et partir aussitôt sans se retourner.

 

Rentrer chez soi et vomir.

Se regarder dans un miroir et vomir encore.

Se déshabiller, observer son corps et vomir encore.

Prendre une douche de toute urgence et décaper sa peau, sa bouche et ses cheveux pendant trente trois minutes.

Ingurgiter un litre d'infusion magique et constater que la recette de la potion est périmée, que ses effets ont été nuls, se sont dissipés irrémédiablement et reconnaître que pendant tout ce temps, vous n'avez songé qu'à l'objet de votre désir, de votre tourment, de votre passion...

 

S'allonger sur une couche chaude et douce, réparatrice et se laisser aller à la rêverie suave habitée par l'esthétique de son corps, le grain de sa peau en alchimie avec la vôtre, la profondeur de ses baisers, la puissance de ses bras qui vous portent aux sphères étoilées...

Etre réceptive à l'écoulement qui glisse enfin entre les replis de votre sexe, y promener vos mains et jouir en pensant à l'objet de votre désir, de votre tourment, de votre passion...

 

 

23 juin 2011 (1er janvier 2010)

Photo by Mon fanthomme arrogant

La baignoire


A ton offrande nue
sur ma couche sans bornes...

A tes mots déployés
en fil non retenu
au lit de la baignoire
intime intimidée...

A la fleur authentique
qui perle à ton regard
surpeuplé dans le soir...

A nos silences pudiques
sur les couleurs
de nos parades à peurs
abandonnées enfin...

A nos maux terrassés
ta langue déliée
à ton coeur ouverture
déposé où la main
la fièvre à ma brûlure...

A nos bulles éclatantes
au trépas de la nuit
à la lune qui jouit
à nos soleils écrits
à nos cadavres exquis...

A ta bouche tremblante
qui dit...



26 juin 2011
Photo : jmBg system

Faux lit d'amour


Folie d'amour

amour de fous

âme hour folie

folie tout court

Il est fou

je le suis

je lui nous

fuis le tout

je suis lui

fou d'amour

je le fuis

jeux fous

 

Faux lit d'amour

trop fou

pour être amour

Âme yours spoliée

au lien poli

du désamour

 

Folie du lien

délit déni

de notre amour

délié renié

sans vit ni vie

sans jour la lie

de notre amour

au lit lié

à la folie

de nos sans jour

 

mon non amour...


Colin-maillard

Cachée
au reste du monde
pour companser
la meurtrissure en éveil
les égratignures
broyées au noir
de nos souvenirs en présence
dans le grand vide

Colin-maillard
éro-xotique
planqué au fond
de la baignoire

Entre deux
entre cent
entre mille
feux, gens, villes
fantômes
Nous éclatant
la nuit multicolore
enguirlandés
au corps encore

Survivance volcanique
émergée de parmi
les armées d'absents
Nous m'alanguit 
à ta caresse
profonde et puissante

Je suis ta tombe
tu es ma lance

Parenthèse en bougies
sur les miroirs anciens
déjà

Chapelet de bulles
bracelet à ma peau
Je suis ton élégante
façonnée
à ton image
cendrillonesque à souhait
dans ta sexy romance
Etalonnée à ton écartellement

Je suis ton ombre 
et ta lumière
invisible 
un rien
dans ton tout
moi

Photo by Mon fanthomme arrogant

Ne te détourne pas

 

Ne te détourne pas

regarde

affronte

confronte

à ton regard

le grain de ma peau

ésie

 

Caresse

caresse encore

ce qui te surprend

ma fesse en cœur

entre tes dents

 

Laisse

ma laisse

la mort

mon amor

la vie

mon vit

 

Regarde

ne te détourne pas

encore

affronte

confronte

m'encorps

 

Photo by Mon fanthomme arrogant

Miroir

 

ma lumière secrète

mon soleil dans ma vie

 

toi que je hais si tant

toi mon inséparable

 

ma soudure

ma souillure

 

toi que j'aime non pas

mon amournon de non

que j'aime plus que tout

 

surtout

Photo by jmBg system

J'ai fumé en silence

 

Y'a un type

il m'a vue d'en bas

à ma fenêtre

 

il s'est arrêté

et m'a regardée

longuement immobile

 

je ne sais pas pourquoi

je lui ai ouvert

ma porte

mon lit

mes cuisses

 

j'ai fumé en silence

et il est reparti

Photo by Isabelle Camus

Cul in air (extrait)

Je n'ai l'air de rien

qu'une étoile fuyante

sur les bas poétiques

des catins


Photo : Bg

Spermanence


Vivre

en spermanence

avec toi

entrensemble

et transe

 

Tu en trembles

du toi

addictionné

à moi

ou l'inverse

au risque

bisque

de rien

ma cage

nique ta rage


Tu t'affoles

tue panique

tes angoisses en flair

au vent de moi

jeté au vent

ma paire


N'importe quoi

mais pas ça

Voilà

vois la...

image : Edith Berthuit

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Caractères restants : 160
OK Envoi...

bertfromsang | Réponse 26.07.2014 01.52

rien n'existe sauf le trouble...

betty 05.12.2014 00.57

si pourtant...

son appolon | Réponse 17.02.2012 10.36

ravissement ici aussi

betty 14.04.2012 00.57

son appolon ...
sans exagération please
ton exalatation ...
merci encore
pour tes visites régulières
et commentées ...

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

...
09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

...
05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

...
05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

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