Z'amours érotiques
Approche...


Approche je te dis...
Vas-y.
Accroche ma souris
entre tes pinces à jouir.

Joue moi ton prince à coulisse
que je m'alanguisse
toute nue
à l'étendue de ton pénis.

Baise, baise m'encore...
Enfourche-moi plus fort
là où ça mord...

Donne, donne moi tout l'or
déversé
à nos jeux retors. 

Agrippe encore ma croupe
à ta vue désirable.
Vas-y, vas-y chaloupe
à mes reins irritables.

Je t'offre tout.
Prends-le.

Arraisonne mes seins.
Affole avec tes mains
les grains de ma beauté.

Attends mon adoré...
Attends en corps un peu...

Apprivoise mon feu.
Reprends un peu mes lèvres
au chemin de ta fièvre.

Alors... Tu viens ?
C'est l'heure du bain...


30 juin 2011
photo by Mon fanthomme arrogant
Tu m'as très vite 
montré tes seins

j'ai trouvé ça
très érotique

L'encastrement du train arrière


Filer, filer encore...

avant les jours en mort...

 

Secouer les âmes en attente

sur les quais fantomatiques...

 

Traverser les murs hypocrites...

les latentes limites

de l'incandescence...

 

Filer sans s'arrêter

au rouge du feu aux fesses

en transe en danse...

 

L'instant des airs...

Je vole, j'envole

dans les aires

de vos rigoles au fer...

 

Et je m'empale

dans vos pétales

de verre...

 



photo by Mon fanthomme arrogant
L'école buissonnière

Chuuut... Ecoute...
le murmure de ta peau
étendue à mes lèvres
tendues à ta sève
toutes
égarées
dans le tourbillon
des mots
échappés
aux sillons
des doutes...
 
Il fait beau
à la nuit blanche
étirée aux soleils
de nos après-midis
clandestines.
 
C'est lundimanche
accroché
à la boutonnière
divine
des sens
sur mes hanches
buissonnières...
 
On se glisse
en cadence
entre les eaux
du sommeil,
contre les peaux
en éveil
jusqu'aux sommets
de l'abondance
qui tissent
l'indécence
des calices
où l'on s'élance...
 
Et je pisse
des sonnets
dans la transe
de nos délices...

C'est la peau

  

C'est la peau mon amour

nos champs moléculaires

l'interpénétration

de nos grains confondus.

 

Ce sont nos l'un dans l'autre

consumés

au feu des mots qui baisent.

 

Ce sont nos ondes rouges

ma braise

palpables et qui s'enchoquent

nous électrisent à mort

en fusions secourables.

 

Ce sont nos tour à tour

qui se déguisent en diable

et nos sexes vautours

inserts inséparables.

 

C'est l'écho

des tangos

dans les cris

dans l'écrit

de nos troubles exquis.

 

C'est la morsure 

inaltérable

dans les bobines de nos désirs

où l'épine la lune.

 

Ce sont les dunes

de nos soupirs

à la chapelle

de ma femelle

où tu t'engouffres.


Ce sont nos souffles.  



photo : jmBg sysytem
Mon doudouX
 
Mon doudou n'en fait qu'à sa tête.
Il ne m'écoute pas du tout
quand je lui dis "chuut...
Attends un petit peu
je dors sept minutes trois
et puis je suis à toi..."
 
Il faut que je le dresse
à la souplesse coquine
de mes caresses...
 
Mais il s'agite
le chat mot
campé sur mon arrière
à dos de prières...
 
Me fouette à gauche
me fesse à droite
et me voilà toute moite...
 
C'est que chat vit
chez drôle de bête...
Chat crépite
de pépites d'or fièvre
flambées aux lèvres
de l'impudeur poétique...

Et me voici
percée perchée
à la pointe de son épée
en voltige attitude
accrochée à la poutre
tendue à la fenêtre
puis à table étendue
ouverte et nue
 
où le bois la source
chaude
aux seins libres et pétris
aux mains pleines
ne savent plus qui commande.
 
A l'heure où les chuchotements
remplacent les lumières
sur la place du printemps,
tout le monde soudain
se retient...
 
Sur les parois de la cathédrale
fière
en résonnance
on entend crier
la reine baisée.

photo by Mon fanthomme arrogant
L'horizontalité d'un homme
 
Dans le sens des sens
au mouvement des corps
 
dans l'encorps
de l'absence pénétrante
 
dans la verticalité troublante
de la colonne
 
l'horizontalité d'un homme

La ravine


Je navigue à ta source.
Tu foisonnes à la mienne
sur les balançoires du temps
arrêtées ce soir.

Mais tu en appelles encore
au gardien de la paix
pour lapper le toboggan des étoiles
enduit de savon noir.

Tu veux savoir. C'est si rare
que les tempêtes de verre brisé
atteignent tes voilures
de marbre friable.

Mieux vaut encore que je me taise
dans la fournaise intempestive
de nos désirs.

Je t'attendrai au risque
de la ravine à requins
statufiée à la surface
où l'on se brûle si l'on touche...

Photo : jmBg system

Je suis la chienne de Pavlov

tu dis 'corps' 

je dis 'mange'

toi

mange moi

encorps

encore


      - c'est pour ça que je n'ai pas faim               

Les ailes
Si tu veux mon miroir
je pourrai fabriquer des ailes
pour tes couilles
toutes chaudes
entre mes mains
 
je les mettrai dans une petite cage
fine
lorsque tu partiras
 
comme ça
tu pourras montrer ta bite
à tous les vents
 
elle flottera
comme un drapeau

Vus d'en haut
 

à ta musique
mon hymne
douce
en tintements intimes
 
à la mousse
mon sourire
de ton arbre
pour me nourrir
 
à la résonance profonde
de ta fronde
à mon honneur
 
à la beauté restituée
à mon regard longiligne
 
à ton épine savoureuse
sous les cils
 
vus d'en haut

photo by Mon fanthomme arrogant
Les fesses


Je peux serrer les fesses
autant de fois
que nous le voudrons

pour te retenir
plus longtemps
aux gorges de ma nuit

regarde
déjà ma plume coule
en violet
tes doigts 
experts de moi
fourragent et puisent
l'essence
liquide
de mes profondeurs

pendant que je criture

6 décembre 2011

photo by Mon fanthomme arrogant
Quai de gare

 
On s'impatiente
à différer le moment
où tu me suceras
le bouton d'or
en ascension
de la coulée d'orgasmes
qu'irisera ta langue
jusqu'à mes lèvres
 
On se baise
la bouche
plus goulûment chaque fois
 
Ça flambe
au puits sans fond
où l'on s'abreuve
 
mon désir

photo by Mon fanthomme arrogant
La zaib

Vas-y chéri
baise-moi la zaib
du bout des toubs
attendris
à mes lèvres.
Etouffe, étouffe la fouette
où je jette
ma rouffle.
Ronge moi jusqu'à l'onge
où tu bouffes
les songes
à ma foube.
Vas-y chirée
Zaib moi la baise…

Louveuse
 

Ça glisse mieux
le cul offert
rehaussé
jusqu'aux étoiles
 
elles chantent
toutes ensemble
 
Elle aussi
elle crie
l'écrit
 
elle n'est plus
qu'un champ
moléculaire
à labourer
de la pointe de la langue
 
une offrande aux délices
un supplice
 
il s'en empare
l'enfourrage doucement
ils s'écoulent
 
les draps brûlent
entre les plis

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bertfromsang | Réponse 13.12.2014 00.17

capital & sublime, peut-être...

bertfromsang | Réponse 26.07.2014 02.08

Majuscule !

betty 05.12.2014 00.48

qu'est-ce que ça signifie ?... " majuscule ! "...

fred | Réponse 29.05.2013 14.36

tu me portes et m'emportes betty comme toujours, dans ton univers que je lis tu me lies.....ouvres moi ta porte, amante absente et obsédante

korigan | Réponse 28.12.2012 14.12

tendrement excitant..

jacques | Réponse 16.05.2012 16.53

que du bonheur

sonappolon | Réponse 17.02.2012 10.34

c'est toujours un ravissement un passage par cette page....

Fouad Eres | Réponse 17.02.2012 03.42

Très érotique...

strobel | Réponse 16.02.2012 19.25

passé la surprise on se laisse envouter,emporter.quand cela s'arrette,il nous manque déjà quelque chose.il fallait oser la gageure;elle est réussie!

betty 17.02.2012 00.54

merci beaucoup gérard pour ce passage
en mon univers
et pour ces mots

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

...
09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

...
05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

...
05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

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