AstegGINIano

Les Lili d'AstegGINIano Impressions plexiglassées, numérotées de 1 à 20 - 42/30 Cm. 250 zeuros Toile d'origine: Lili 26 by Asteggiano Acrylique sur toile

Liliberté en nudité Je ferai courir ma liberté sur les courbes poétiques de mes veines translucides à la glace des lacs et j'offrirai ma nudité humide aux entrelacs de tes mains encombrées d'amour...

Matin ivre. Sur les regards couchés de nos matins bleus l'ocre de tes yeux accrochés à mes rêves. Je suis ivre de ta sève et de vivre.

J'ai le vertige du qui du quoi je ne sais pas si les horizons funèbres du doute emberlificotés aux culottes détricotées de l'amourose partagent les tiges de soie aux autres soi...

Asteggiano est peintre. C'est elle qui le signe : " Asteggiano is a painter".

Elle se fout des spécialistes, des esthètes, des paroles toutes faites et déjà mille fois rebattues. Si elle arbore un casque de chantier de couleur verte, c'est pour se protéger des chutes de poncifs, des lèche-culs, brosses-pieds et courbe-reins à l'échine fourbe et au ventre mou. Son imperméable jaune, lui, c'est parce que y'en-a-des-qui-postillonnent, en plus.

L'expression artistique qu'elle propose s'enracine dans une identité affirmée qu'elle vit comme un savoir singulier : "Je suis née et ai grandi avec des peintres, des ébénistes, des chanteurs d’opéra, etc., j’ai toujours été attirée par les beaux arts ; les crayons et les pinceaux ont toujours fait partie de mon univers"

Elle cite le Petit Prince "C’est utile parce que c’est joli" et se démarque sans doute ici des analyses critiques portées sur son travail en restant centrée sur l'émotion, le ressenti, le joli, pour ne pas dire le beau. Mais au delà du beau, son oeuvre est orientée ; elle est utile parce qu'elle est utopique : "J’aimerais changer les couleurs du temps, changer les couleurs du monde" (Guy Béart) est aussi son leitmotiv.

Alors non, elle ne fait pas de hip hop Asteggiano, même si la place de la femme dans le regard des Hommes est un sujet qu'elle conjugue à l'aune d'une approche sociétale : "A l'ère de la dématérialisation gaallllopante, c'est toute une culture graphique qui disparaît au profit du virtuel". Elle dénonce évidemment l'idéal d'un corps contraint par photo-shop et la tyrannie des tailles mannequins. Elle parle des vraies femmes et son parler franc se révèle dans son travail et sa sincérité, sa joie et sa générosité aussi.

Il n'y a qu'a voir ces huiles qui donnent une texture palpable au corps des Lili, tout en chair, à prendre à pleine main, aux courbes généreuses et les seins qui bougent dans la lumière des surépaisseurs. Sur les corps de ces femmes, les stigmates de leur vie, mais aussi, dans une perspective socio-historique, de leurs vies. Sous les couteaux qui étalent les pigments tribaux de l'urbain en décadence, glissent les reflets des néons sur les corps éreintés, les nuits blanches dans les bleus obscurs...

Les acryliques esthétiques des Lili en pauses académiques subissent un marquage au fer rouge. Le feu comme rédemption (INRI) un hommage aux femmes qui 4

souffrent, objets de toutes les craintes et stigmatisées dès la genèse comme responsables des péchés de la société.

Quant aux crayons, craies, fusains, pastels qui jouent des nuances en pigments de terres rouges, ils rehaussent les corps des femmes dans les ombres qui naissent quand les corps s'animent. Ses Lili sont vivantes.

Betty, elle, poétise depuis qu'elle est Gini.

Elle filtre les émotions que son regard lui offre, que ses doigts caressent, que sa peau, en chair de poule, au pot, au court-bouillon ou en soupe allongée, raconte.

Les adjectifs en oxymores insensés répondent aux paraboles en chantier stratosphérique ; un vrai travail d'hystérique, artistique.

On dirait parfois la lourdeur d'un parfum capiteux et entêtant, toujours à fleur de peau, en fleur de sel sur les marais salants de ses blessures intimes.

La poésie aussi est art plastique ; en se jouant des formes et des représentations, elle transforme la matière pour ouvrir à une réalité reliée, à des "correspondances" au sens Baudelairien du terme. Betty produit des textes habillés et esthétiques, habités et charpentés que le surréalisme et la liberté d'expression, dans la forme comme dans le fond, transforment en alchimie cérébrale incontrôlée.

Elle aime les corps, la peau, les textures et sa "peauésie" qui se couche sur les formes des Lili, rajoute à la sensualité des peintures et croquis de Asteggiano.

Les mots de Betty s'enchevêtrent dans les textures et les matières, l'onirisme s'effeuille au gré des calques, dans les superpositions et les juxtapositions.

La recherche de sens et de concordance des textes avec les images pousse le lecteur dans les retranchements poétiques que l'émotion pure restaure. Une fois le livre refermé, l'écho des deux techniques d'expressions résonne encore longtemps dans l'intime de chacun.


Paul Lux / jmb

 

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

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09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

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05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

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05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

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