vous avez dit... Alan Cat ?

Eté 20[dou(X)ze]

première rencontre photographique avec

Alan Cat
photographe libournais

il travaille en numérique
à puiser l'es-sens

un homme simple et sympathique
qui sait ne pas
doute
prépare un cadre
photographique
imagine
te donne le la
pour ta libre danse
et puis voilà
la transe
transfigurée
dense ...

ici la séance
aux six cents photos
dans ce lieu sublime
archaïque
magistral
pénétrant
qu'est cette bâtisse lumineuse
du treizième siècle
rue saint françois
à bordeaux
- merci à Christophe Grelier et Hervé Malgorn
de l'avoir offert
à ce moment de rencontre
du coup multiple...

 

 

retrouvez toutes les photos de Alan Cat et betty gini

ici http://bettyginipoetry.over-blog.com/

 

Plus profond …

Aux berceaux de nos vies

les traces épisodiques et régulières
des coups qui glacent
les aires de l'enfance
ont barré d'impasses amères
les chemins
de nos liens à venir
infesté le terreau
du pouvoir-aimer-grandir
au fumier de la désespérance …

dans nos quêtes absolues
de résilience
dans nos longues transhumances personnelles
vers un humain en extension
dans la persévérance parfois
de nos transformations

nous avons trouvé quelques voies de secours
… incompatibles

 

(extrait de "Re-cul... ou l'ordinaire impénétrable") 

deuxième trimestre treize, braise

violence

on peut toujours redouter
la barbarie
à tout moment
le bascul(e)ment
dans la violence
une échappée du genre humain

le sang sur le tablier
de la pulsion à l’œuvre
ne retient rien
à la manœuvre
lancée au défi
du silence de l’autre

qu’il se taise !
avec son arrogance
de braise


17 févier 2014, torze

marchandage de trottoirs

photo by Alan Cat photographe

il y avait une oreille
incrustée sur le trottoir
et des flocons blancs
tombés depuis longtemps
sans doute
des échafaudages …

on aurait dit une scène
de marivaudage
peinte et gravée là …

l’une faisait mine d’écouter
afin qu’on ne vît pas
ses contorsions
pour regarder sous les jupes …

et les autres
dans l’apparente légèreté
de leur mouchetage régulier
s’inscrivaient dans la dureté
du temps filant sous les bas …

pourtant les mots des gens
s’étaient perdus depuis longtemps
dans les barriques de vent
épousées là

 

extrait de
"la disparition …"

1er février 2014, torze

L'armoureuse


La pleureuse s'en prenait parfois aux anges
quand au gold de la nuit
l'ennui lui pétrissait les seins

Il y avait des visages étranges
suspendus au reflet de la fenêtre

La croyait-on si fragile
pour ne déceler
aux larmes voilée

la libre guerrière
dressée à l'épée
pour sa peaués'île ? …




21 octobre 20[dou(X)ze]

Ton ambre à rat

Je suis ton cache
casse misère

ton adultère
de célibataire

ta fière
ma hache
ta pierre
tombée bien basse

Je suis l'écuelle
de vers ou déverser
tout ton lait pour ta chienne
bercée d'ailes
baisée tienne

Je suis la dentelle
de ta poubelle

éjectable

Je suis les tables
de ta mémoire
ton souffre miroir

Je suis le tiroir
de tes angoisses
ma poisse
ton abandon le soir

Je suis ton injectable
de plaisir à loisir

ton indétectable
sourire sous pire

ton increvable
martyre

mon émir 

 

5 décembre 20[dou(X)ze]

Vide nuit

à ma vie de nuit 

sol y taire
marchant
en terre de lune

au levant

j'ai vu 
dans les vitrines
de l'apparence 

de bons gros jambons denses
de belles grosses voitures

à pot pro pognon

de grosses cuisses bien
grasses
des peaux

et Gaya
qu'on assassine
en arrogance ...

 

et l'on me dit ?
que je suis maigre ...

 

19 décembre 20[dou(X)ze]

Coiffée

Coiffée
à la devanture du diable

aile sillonne
parmi la foule

blottie
à l'incurie de l'homme

 


6 octobre 20[dou(X)ze]

j'écorche

 

j'écorche mes armures

 

elles saignent un peu

ne disent rien

me regardent de travers

se tournent vers le mur …

 

nous recommencerons

 

 

17/18 décembre  20[dou(X)ze]

 

 

Ma touX

 

Ma touX d'ivoire

à dos d'éléphant

confusément épris et pris

au vertige de la chaloupe

 

en forêt vierge de souvenirs

à l'instant de la petite mort

 

on ne sait plus l'origine

de l'ivresse absolue

 

l'ouïe fine à la morsure

du désir sous la peau

le souffle coupé

 

le mouvement suspendu

 

à l'écartailement

l'ouverture

en écoulement

 

la fontaine en cascades

de chevelure

d'âme nature

en maîtresse femme

 

en grande gouverneuse

de la passion pulsée

à pleine bouche

 

goulument généreuse

la chatte pleine aussi

de vie

vite !

 

les tisons ardents

achoppent le point de non retour

 

retiens tout

ma touX d'y voir

rien

ne tremble plus

les alvéoles tendues

à nos roubignoles jointes

peintes pointent

l'aréole de nos seins

plats pleins

frissonnant

de s'effleurer l'un l'autre

 

 

 

 

12 janvier  2013, braise

le conFrère et la conSoeur

photo by Alan Cat Photographe

le petit garçon
aux tÂches de rousSoeur
voulut changer
de sa conSoeur

il mit toutes les pommes pourries
dans le même panier
et obligea son double
à un échange sacré
avec sa colle
sa collection nourrie
de mandarines sucrées

elle refusa d'abord
le troc avec ce rouble
mais il fut le plus fort

elle dut succomber
céda et pour finir
lorsqu'elle se présenta
auprès de son conFrère
elle se ramassa
immé-di-a-te-ment
toutes les pommes
dans le fraisier
- évidAmant 

le garçon rit beaucoup
et piquant le panier
de mandarines sucrées
pendant qu'elle pleurait
il lui flanqua
un dernier coup


28 mai 2013, braise

Rat goût

© Photo alan cat

Il y avait des ânes
en putréfaction
sur la banquise
exquise

des loups vieillis
aux abords des précipices

des carottes
dans les chiottes

les cerises
de la marquise
coincées à la rocaille
des glottes

et tout un tas d'art-y-shows
flétris

et de mitraille
au fond du frigo

dernier

avant l'été

 

30 décembre 20[dou(X)ze]

Je du doute

je
me demande
et moâ court
aussitôt

vers le jeu des questions
sans fin ni fond
ni réponse
d'ailleurs
on s'en fout
partout

du doute en confiture
étalé sans élagage
sur les tartines de rêves
en déconfiture

à l'impossible confrontation
au réel
à l'isme répété
sans jeu joie ni passion

j'ai la peau perméable
l'émotion à sa fleur
les sensations affleurent
en intrusion
de l'un-time
non fléché
envahi tout de m'aime


alors je fuis
en moâ même

 

28 janvier 2013, braise

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Moi... | Réponse 30.11.2014 08.52

Moi...

betty 02.12.2014 00.29

alors non

ta faute m'a trompée...

Vincent 02.12.2014 00.24

Mais tu le savais deja...

betty 01.12.2014 22.41

oui...

! | Réponse 20.02.2014 03.38

Je garde le souffle
D un ordinaire de sang
Et sous la langue
Par vagues
Une marée rouge m empêché de crier

betty 27.11.2014 16.48

mais qui donc a écrit cela ?
que je n'avais pas vu
en point d'exclamation ...

un Loup | Réponse 24.02.2013 16.57

Rimes picturales et rythme de la prose... à l'ivresse des déesses en transes. Hypnotique session !

betty 24.02.2013 21.46

les hypnotiques sessions
sont des loups qui signent ...

Mohamed jean-claude | Réponse 16.01.2013 10.28

Que dire d'autre les mots parlent d'eux même, et chantent au fur et à mesure qu'ils avancent dans les lignes

betty 24.02.2013 21.45

je suis heureuse mohamed
de savoir qu'ils chantent ...

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

...
09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

...
05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

...
05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

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