Cinéma

Je regarde pousser mes fleurs.

Jaune soleil des fins

d'après-midi d'été.

 

Cela ne sert à rien.

Du temps perdu.

Tout inutile.

Non productif.

Tout juste créatif.

 

A peine quelques graines

enfoncées dans la terre

un jour de pluie

les yeux ouverts

ou gris.

 

Je m'émeus d'un brin de

chlorophylle

qui perce un matin de doute.

Quelques millimètres à peine

pour capter mes errances

en quête de sens.

 

Je ne veux plus

de cette vie là

où la maltraitance de l'Homme

fait les grands écarts de sa condition.

Ils m'abiment l'âme et le cœur.

 

Je ne veux plus…

de ces amis électroniques

dans ma solitude en détresse

à la nuit désertique.

 

Je veux des corps et des regards

des mains qui se pressent

des peaux animales

qui exhalent leur humanité.

 

Je veux de la fêlure

au bout des doigts de feu

de mon homme

écorché au cœur.

Avec ses yeux miroirs

dans mes matins tout bleus.

 

Je veux mon elfe libre

de chevaucher à cru

la crinière en flammes

au-dessus des rivières

voluptueuses

de la prose et des vers.

 

Je veux la morsure

sanguine

entre les orangers d'Italie.

 

Je veux des vagues en fond sonore

la caresse des sables

les ombres sous la lune

les dunes sombres et or

où cueillir les voiquillages

de mes en corps à l'essentiel.

 

Je ne veux plus des

abondances aqueuses

entre mes draps de rêves

pour expier les jours sans fin

du labeur qui sert à quoi ?

 

Je ne veux plus des kilomètres

motorisés

à poétiser chaque seconde

au risque de la mort

contre mes arbramis.

 

Que serai-je demain

pour mes apprentis lutins

bien moins petits que moi ?

 

Une ombre fugace ?

Une trace volubile ?

Une sorcière débile ?

 

Je veux les rires éclatants

de mes enfants

grandis dans l'amour

de l'absence

en présence

puissante.

 

Je ne veux plus

de l'oppression des jours

de l'argent roi toujours

des grands n'importe quoi

sur les bourgeons de vie.

 

Je ne veux plus

d'un monde armé

entre les mains d'enfants

des hommes tout puissants

et des femmes violées

 

Je ne veux plus

d'océans laminés

de nos mers décimées

de la vie ravagée

de l'insulte au ça crée

 

mais du sacré

sans roi ni dieu

sans religieux sans peur

 

le sacré-incarné

dans mes trois brins de fleurs

que je veux regarder

-    Poussez

 

 

  

 

 

avril 2011 - modifié le 4 mars 2012 - © Betty Gini Peauésie

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Commentaires

09.03 | 22:54

cool Gérard... merci pour ton passage

...
09.03 | 07:58

J'ai passé un bon moment des mots scions

...
05.03 | 21:15

oh merci ! Dome...

...
05.03 | 19:43

Bravo Betty pour tes créations ! :)

...
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